{"id":8872,"date":"2022-08-22T12:03:35","date_gmt":"2022-08-22T10:03:35","guid":{"rendered":"https:\/\/cyclesmanivelle.com\/?p=8872"},"modified":"2022-09-02T11:58:28","modified_gmt":"2022-09-02T09:58:28","slug":"cdm22-report","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cyclesmanivelle.com\/en\/cdm22-report\/","title":{"rendered":"CDM22 REPORT"},"content":{"rendered":"[et_pb_section fb_built=&#8221;1&#8243; _builder_version=&#8221;4.16&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;][et_pb_row _builder_version=&#8221;4.16&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; width=&#8221;100%&#8221; custom_margin=&#8221;0px||0px||true|false&#8221; custom_padding=&#8221;0px||||false|false&#8221; hover_enabled=&#8221;0&#8243; global_colors_info=&#8221;{}&#8221; sticky_enabled=&#8221;0&#8243;][et_pb_column type=&#8221;4_4&#8243; _builder_version=&#8221;4.16&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;][et_pb_image src=&#8221;https:\/\/cyclesmanivelle.com\/wp-content\/uploads\/2022\/08\/DSCF0189-6-scaled.jpg&#8221; title_text=&#8221;DSCF0189-6&#8243; _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; width=&#8221;70%&#8221; width_tablet=&#8221;&#8221; width_phone=&#8221;80%&#8221; width_last_edited=&#8221;on|phone&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;][\/et_pb_image][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; text_font=&#8221;|300|||||||&#8221; width=&#8221;70%&#8221; width_tablet=&#8221;&#8221; width_phone=&#8221;80%&#8221; width_last_edited=&#8221;on|phone&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_padding=&#8221;||0px|||&#8221; locked=&#8221;off&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;]<div no_space_b=\"true\" no_space_e=\"true\" style=\"text-align: justify;\">\n<blockquote>\n<p><em>Silvin, co-fondateur de Manivelle, revient sur notre aventure du Concours de Machine 2022. Bonne lecture!<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<h3><strong>Mercredi, psychologie de comptoir et Van life<\/strong><\/h3>\n<p>&#8220;Le d\u00e9part de l\u2019atelier en direction de Roubaix est pr\u00e9vu aux alentours de 15h. Les v\u00e9los sont pr\u00eats et nous prenons notre mal en patience en pr\u00e9parant une surprise \u00e0 notre pilote Caro, une petite plaquette en bois grav\u00e9e \u00e0 son nom (d\u00e9dicace \u00e0 son m\u00e9tier de menuisi\u00e8re, et plaquette exig\u00e9e dans le cahier des charges du Concours).<\/p>\n<p>Chaque artisan.e a sans doute son propre rapport au Concours de Machines. Le mien n\u2019est pas monochrome.<\/p>\n<p>D\u2019un c\u00f4t\u00e9, il y a l\u2019effervescence qu\u2019il procure, pour apporter avec soi un travail qui a de l\u2019\u00e2me, et le partager avec nos coll\u00e8gues cadreurs.euses. Notre m\u00e9tier est \u00ab\u00a0socialement\u00a0\u00bb atypique. Il est \u00e0 la fois tr\u00e8s solitaire : nous et nos id\u00e9es, nos outils, l\u2019ambiance calme de l\u2019atelier. Et en m\u00eame temps, il s\u2019expose in\u00e9vitable sur les r\u00e9seaux sociaux, le seul levier pour se promouvoir de mani\u00e8re autonome, sans compter sur la presse. Lors du Concours, cette sph\u00e8re trop virtuelle redevient le temps de quelques jours enti\u00e8rement palpable, r\u00e9elle. Je retrouve chez les autres cadreurs.euses une sensibilit\u00e9, des convictions, une \u00e9coute qu\u2019il est dur de retrouver chez quelqu\u2019un.e qui n\u2019est pas pass\u00e9 par le m\u00eame choix de vie professionnelle que moi. Car pour beaucoup, cela en reste un. Le Concours c\u2019est aussi \u00e7a, parler de nos joies, nos doutes, nos envies, nos difficult\u00e9s, et \u00e7a le rend tr\u00e8s attirant \u00e0 mes yeux.<\/p>\n<p>De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, il y a cette carapace que je tente de me mettre depuis les frustrations ressenties lors du CDM19. J\u2019avais mal v\u00e9cu le fait de mettre autant d\u2019\u00e2me dans un projet, pour se sentir finalement peu consid\u00e9r\u00e9. Trop jeune, trop timide pour se montrer, pas assez dans les tuyaux. Alors je profite de chaque \u00e9dition pour me rappeler que nous faisons ce Concours avant tout pour nous, pour continuer \u00e0 s\u2019inventer. Que le regard des autres est agr\u00e9able parfois, souvent pertinent, mais qu\u2019il ne doit pas affecter le notre.<\/p>\n<p>Nous installons le v\u00e9lo du Concours \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du van, c\u2019est tout juste si nous ne le bordons pas sous la couette. Nous sommes fiers de notre r\u00e9alisation. Nos deux v\u00e9los personnels sont install\u00e9s sur le porte-v\u00e9lo, nous voulons rouler le parcours avec Caro. Quelques boites achaland\u00e9s avec nos accessoires, pour livrer certains coll\u00e8gues et aller voir des magasins lillois. Thomas met le contact, la musique d\u00e9marre, la pr\u00e9paration du Concours ne s\u2019arr\u00eate qu\u2019\u00e0 ce moment l\u00e0, je souffle.<\/p>\n<p>Je n\u2019\u00e9tais plus mont\u00e9 dans son van depuis le Concours 2021, les paysages jurassiens et plein de souvenirs doux remontent \u00e0 la surface.<\/p>\n<p>Le temps du trajet, nous pr\u00e9parons nos mots pour l\u2019oral de demain matin. Nous arrivons \u00e0 proximit\u00e9 de Roubaix alors que le jour tombe \u00e0 sa fin, Thomas nous trouve un spot pour la nuit \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un fort. Nous sortons la table et les chaises pliantes, du cidre, des chips, regardons le soleil se coucher. Nous discutons jusqu\u2019\u00e0 ce que l\u2019humidit\u00e9 nous ram\u00e8ne \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du van, trouver le sommeil avec l\u2019excitation des prochains jours en perspective.<\/p>\n<\/div>[\/et_pb_text][et_pb_gallery gallery_ids=&#8221;8771,8773,8769,8767&#8243; fullwidth=&#8221;on&#8221; _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; width=&#8221;70%&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_margin=&#8221;||34px||false|false&#8221; custom_padding=&#8221;||0px||false|false&#8221; locked=&#8221;off&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;][\/et_pb_gallery][et_pb_gallery gallery_ids=&#8221;8479&#8243; fullwidth=&#8221;on&#8221; _builder_version=&#8221;4.17.4&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; width=&#8221;70%&#8221; width_tablet=&#8221;&#8221; width_phone=&#8221;80%&#8221; width_last_edited=&#8221;on|phone&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_padding=&#8221;|150px|0px|150px|false|false&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;][\/et_pb_gallery][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; text_font=&#8221;|300|||||||&#8221; width=&#8221;70%&#8221; width_tablet=&#8221;&#8221; width_phone=&#8221;80%&#8221; width_last_edited=&#8221;on|phone&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_padding=&#8221;||0px|||&#8221; locked=&#8221;off&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;]<div no_space_b=\"true\" no_space_e=\"true\" style=\"text-align: justify;\">\n<h3><strong>Jeudi, le grand d\u00e9ballage<\/strong><\/h3>\n<p><strong><\/strong><\/p>\n<p>Nous prenons le petit d\u00e9jeuner dans les bouchons de l\u2019agglom\u00e9ration lilloise. Il y a mieux, mais le jury nous attend pour 10h et nous ne sommes pas franchement en avance pour rejoindre l\u2019atelier d\u2019Andreas, alias La Fraise Cycles, le chef d\u2019orchestre de cette \u00e9dition 2022 du Concours de Machine.<\/p>\n<p>Ni Thomas ni moi ne connaissons ce coin de la France. Roubaix ne nous laisse certainement pas indiff\u00e9rent, avec son pass\u00e9 industriel, ses briques, ses fa\u00efences, ses pmu , ses alimentations g\u00e9n\u00e9rales. Nous virons sur la droite pour nous enfoncer dans la cour int\u00e9rieure du Non Lieu, tiers lieu associatif situ\u00e9 dans une ancienne filature de laine. Il n\u2019y a pas encore grand monde, nous sommes les premiers \u00e0 passer. Petor (le fameux Dear Susan) et Josh sont d\u00e9j\u00e0 l\u00e0, pr\u00eat \u00e0 partir en <span style=\"text-decoration: underline;\"><em><a href=\"https:\/\/theradavist.com\/2022-concourse-de-machines-part-one-contest-contestants\/\">reportage pour TheRadavist<\/a><\/em><\/span>. Nous papotons, je me souviens de Petor rencontr\u00e9 sur son Tallbike lors du Concours 2017 \u00e0 Bruniquel. Je lui demande o\u00f9 il en est avec Dear Susan, et s\u2019en suit une discussion sur la situation des cadreurs en Grande-Bretagne. Le niveau de vie rend le m\u00e9tier pr\u00e9caire. Il se concentre aujourd\u2019hui sur autre chose, \u00e0 savoir l\u2019organisation du Bespoked, festival du v\u00e9lo artisanal (et de celles.eux qui les font) \u00e0 Londres. Nous attendons que le jury nous appelle, le jury attend que nous montions les rejoindre au 1er \u00e9tage. Petit quiproquo qui nous fait d\u00e9marrer l\u2019oral un peu plus tard que pr\u00e9vu, dans la bonne humeur. Notre introduction est un peu romanc\u00e9e, on ne se refait pas. Puis nous \u00e9changeons longuement sur notre proposition, le moment est tr\u00e8s agr\u00e9able. Premi\u00e8re chouette rencontre avec Marie qui fait partie du jury et est la cofondatrice d\u2019Avalanche Cycles. Nous connaissons d\u00e9j\u00e0 les autres membres du jury, Elisabeth, Laurent, Alexandre. Nous les prenons en portrait avant de laisser la place au prochain oral.<\/p>\n<p>S\u2019en suit une succession de pr\u00e9textes pour jouer avec le v\u00e9lo : commission technique, photo studio, shooting improvis\u00e9. Les autres cadreurs.euses arrivent au goutte \u00e0 goutte, la curiosit\u00e9 s\u2019intensifie \u00e0 chaque apparition d\u2019une nouvelle machine. Les approches sont tr\u00e8s diff\u00e9rentes, entre le Soum\u00e9lie de R\u00e9mi (cadreur) et Am\u00e9lie (pilote), un course \u00e0 mini-boudin et frein \u00e0 patin, et le Victoire de Jeanne (pilote) magnifiquement peint par Julien (fondateur), un gravel bodybuild\u00e9 qu\u2019elle compte utiliser sur l\u2019Atlas Mountain Race l\u2019ann\u00e9e prochaine. Les rumeurs commencent \u00e0 monter quand au parcours qui attend les pilotes. Para\u00eet-il que nous serons plus proche d\u2019une Malteni Bootlegger revisit\u00e9e que d\u2019un Paris-Roubaix avec du d\u00e9nivel\u00e9 comme nous l\u2019avions compris.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p>Etant pass\u00e9 devant toutes les commissions dans la matin\u00e9e, nous avons quartier libre en ce d\u00e9but d\u2019apr\u00e8s-midi apr\u00e8s un couscous partag\u00e9 tous.tes ensemble. Nous enfourchons nos v\u00e9los pour aller \u00e0 la rencontre des shops de Roubaix et de Lille. Nous ferons notamment la rencontre des \u00e9quipes de \u00ab\u00a0Les Mains dans le Guidon\u00a0\u00bb, un lieu entre le magasin et l\u2019atelier d\u2019autor\u00e9paration, vraiment super. Avis aux lillois.e.s, nos accessoires sont maintenant chez eux.<\/p>\n<\/div>[\/et_pb_text][et_pb_gallery gallery_ids=&#8221;8779,8781,8785,8787,8789,8791,8795,8797,8801,8803,8807&#8243; fullwidth=&#8221;on&#8221; _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; width=&#8221;70%&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_margin=&#8221;||34px||false|false&#8221; custom_padding=&#8221;||0px||false|false&#8221; locked=&#8221;off&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;][\/et_pb_gallery][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; text_font=&#8221;|300|||||||&#8221; width=&#8221;70%&#8221; width_tablet=&#8221;&#8221; width_phone=&#8221;80%&#8221; width_last_edited=&#8221;on|phone&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_margin=&#8221;3px|||||&#8221; custom_padding=&#8221;0px||0px||false|false&#8221; locked=&#8221;off&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;]<p style=\"text-align: justify;\">Nous appr\u00e9cions les jeux de briques sur les fa\u00e7ades rythmant notre retour vers l\u2019atelier de LaFraise. Caro, notre pilote, n\u2019est pas encore l\u00e0. Pour cause, elle passe aujourd\u2019hui son CAP de menuisi\u00e8re. D\u00e9j\u00e0 \u00e0 la t\u00eate de son entreprise depuis 3 ans, elle le fait pour approfondir son savoir-faire artisanal, elle qui est architecte de formation, mais surtout pour avoir un outil de plus \u00e0 disposition pour s\u2019affirmer dans ce monde d\u2019hommes. Bravo \u00e0 elle. Son CAP finit \u00e0 17h, son taxi priv\u00e9 conduit par son compagnon Lucas et son ami P\u00e9pin l\u2019achemineront jusqu\u2019\u00e0 Roubaix pour une arriv\u00e9e \u00e0 23h.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le briefing de la course commence en fin d\u2019apr\u00e8s-midi, nous ferons le report \u00e0 Caro. Alex (Voisine, membre du jury et cr\u00e9ateur de la trace) prend la parole pour nous pr\u00e9senter la journ\u00e9e de demain. D\u00e9part 5h, 210km pour 1800m de D+ (chiffres issus du gps apr\u00e8s la course). Le parcours s\u2019annonce engag\u00e9, il y aura de la caillasse, du terril, du sable. Et des orages sont pr\u00e9vus. Je me tends quelque peu \u00e0 la d\u00e9couverte de ce trac\u00e9. Soit nous n\u2019avons pas tous.tes eu les m\u00eames infos, soit il y a eu un manque de dialogue. Nous ne nous attendions en tout cas pas \u00e0 un parcours du genre, notre pilote non plus, elle qui ne roule que sur route. Je l\u2019appelle pour lui raconter le briefing, la r\u00e9veille de sa sieste \u00e0 l\u2019arri\u00e8re de la voiture. Je ne lui d\u00e9voile pas tout, lui indique tout de m\u00eame qu\u2019il y aura des secteurs o\u00f9 il faudra faire attention.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je suis bien heureux que nous ayons coupl\u00e9 le cahier des charges du CDM (vraiment identifi\u00e9 Paris-Roubaix dans notre esprit) avec celui de Caroline, qui souhaitait justement un v\u00e9lo lui permettant de sortir de la route pour d\u00e9couvrir les sentiers et \u00e9largir sa pratique. J\u2019esp\u00e8re le parcours suffisamment ludique pour qu\u2019elle ne se mette pas en danger, m\u00eame qu\u2019elle trouve du plaisir dans cette nouvelle mani\u00e8re de rouler.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous quittons \u00e0 nouveau LaFraise, en direction du AirBnb r\u00e9serv\u00e9 pour les prochains jours par Caroline et son staff. Nous d\u00e9couvrons une maison familiale en bordure de Roubaix, avec comme une petite impression de s\u2019introduire chez quelqu\u2019un. Des photos de famille un peu partout, des chambres avec des posters de chats. La journ\u00e9e nous a bien fatigu\u00e9 et nous attendons notre pilote avec des pizzas, avec un peu de lecture, dont un guide du Ch\u2019ti pour les nuls trouv\u00e9 trouv\u00e9 dans la biblioth\u00e8que et dont les blagues nous font tourner de l\u2019oeil, ou encore une histoire de l\u2019industrie \u00e0 Roubaix, nettement plus int\u00e9ressant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nos trois ami.e.s d\u00e9barquent un peu plus tard. Une vraie \u00e9quipe sportive, avec notre athl\u00e8te bien repos\u00e9e, et son staff au petits oignons (Lucas et P\u00e9pin), qui s\u2019affaire \u00e0 d\u00e9baller les nombreuses barres, l\u00e9gumineuses et autres denr\u00e9es conseill\u00e9es pour l\u2019effort physique qui attend Caro et tout le reste de la troupe. Nous partirons en peloton derri\u00e8re elle demain matin.<\/p>[\/et_pb_text][et_pb_gallery gallery_ids=&#8221;8809,8811,8813,8815,8817,8821,8823,8825,8827,8829,8831,8833,8835,8837&#8243; fullwidth=&#8221;on&#8221; _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; width=&#8221;70%&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_margin=&#8221;||34px||false|false&#8221; custom_padding=&#8221;||0px||false|false&#8221; locked=&#8221;off&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;][\/et_pb_gallery][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; text_font=&#8221;|300|||||||&#8221; width=&#8221;70%&#8221; width_tablet=&#8221;&#8221; width_phone=&#8221;80%&#8221; width_last_edited=&#8221;on|phone&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_margin=&#8221;3px|||||&#8221; custom_padding=&#8221;0px||0px||false|false&#8221; locked=&#8221;off&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;]<h3><strong>Vendredi, l\u2019orage qui cachait le soleil<\/strong><\/h3>\n<p style=\"text-align: justify;\">R\u00e9veil aux aurores, petit d\u00e9jeun\u00e9 \u00e0 la vol\u00e9e, arriv\u00e9e 4h55 sur la ligne de d\u00e9part de la course. J\u2019observe le visage de Caro, j\u2019h\u00e9site entre la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 absolue et les \u00e9motions pas encore r\u00e9veill\u00e9es. Le d\u00e9part est donn\u00e9, le jeux de lumi\u00e8re des dynamos casse la p\u00e9nombre, nous embrassons ce beau peloton avec nos applaudissements.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous partons une vingtaine de minutes plus tard, avec un petit groupe de motiv\u00e9s. Les premiers kilom\u00e8tres se font le long d\u2019un canal, les jambes et la t\u00eate se r\u00e9veillent tout doucement alors que la brume du petit matin se soul\u00e8ve des champs environnants. Les paysages sont ponctu\u00e9s de monstres industriels crachant d\u00e9j\u00e0, ou encore, leur fum\u00e9e. L\u2019inter\u00eat esth\u00e9tique que je donne \u00e0 ces d\u00e9cors cohabite \u00e9trangement avec ce qu\u2019ils racontent de notre soci\u00e9t\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je prends beaucoup de plaisir sur ce d\u00e9but de parcours, nous passons la fronti\u00e8re belge, faisons connaissance avec les pav\u00e9s de Flandre. L\u2019excitation de retrouver Caro sur le parcours nous fait rouler vite, mais je demande au groupe de ne pas chercher \u00e0 la rattraper \u00e0 tout prix, c\u2019est d\u2019abord sa course. Et puis elle roule bien, nous ne la voyons pas apparaitre \u00e0 l\u2019horizon.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un peu plus tard, nous croisons la route de Sophie, pilote de Cyfac, avec qui j\u2019avais d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019occasion de rouler l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e. Nous papotons un peu, elle me dit que Caro n\u2019est plus tr\u00e8s loin devant. Lucas, son ami, re\u00e7oit un appel de sa part. Elle s\u2019approche du CP1 et roule toute seule depuis 20km. L\u2019\u00e9norme orage qui pointe le bout de son nez ne lui \u00e9gaye pas le moral. Lucas propose que nous la rejoignons, nous acc\u00e9l\u00e9rons la cadence. Nous d\u00e9cidons de couper sur 1km la trace pour la retrouver au plus vite, il s\u2019av\u00e8re que Caro est justement bloqu\u00e9e au milieu de ce km, son chemin \u00e9tant barr\u00e9 par un troupeau de vaches ne se d\u00e9cidant pas \u00e0 se lever tout de suite. Elle y reste 10 minutes, nous la retrouvons au CP1. Elle a un grand sourire, et me dis qu\u2019elle se sent bien, je suis rassur\u00e9. Nous repartons tous.tes ensemble, pr\u00eat.e.s \u00e0 affronter la pluie. Au moment o\u00f9 celle-ci s\u2019intensifie, la trace vire dans un champs, et nous passons l\u2019heure suivante dans des torrents du boue, jouant avec les flaques pour faire tomber cette terre collante \u00e9paississant nos pneus.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pas facile de voir le compteur bloqu\u00e9, alors que nous venons de parcourir moins de 10km en une heure et qu\u2019il en reste 150. Notre gruppetto reste festif, nous continuons la route, le soleil semble n\u2019avoir jamais \u00e9t\u00e9 aussi pr\u00e8s derri\u00e8re l\u2019orage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nous nous approchons de la trou\u00e9e d\u2019Arenberg. Je pr\u00e9viens le groupe que je prends de l\u2019avance, pour me pr\u00e9parer \u00e0 prendre en photo Caro sur les pav\u00e9s (un bon pr\u00e9texte pour ne pas rouler ces 2km atroces). Je me rends compte apr\u00e8s quelques kilom\u00e8tres que la trou\u00e9e n\u2019est pas pour tout de suite. Je quitte la trace jusqu\u2019\u00e0 trouver une \u00e9picerie ouverte, je chercherai assez longtemps. Je prends des bonnes choses pour bien lancer l\u2019apr\u00e8s-midi, des chips, une saucisse s\u00e8che maison, du pain d\u2019\u00e9pice, des cacahu\u00e8tes, des fruits, \u00e0 boire. Je recoupe vers la trace, attend mes convives apr\u00e8s avoir install\u00e9 cet ap\u00e9ro-repas sur le rebord d\u2019une caravane-friterie alors ferm\u00e9e, comme la plupart des commerces crois\u00e9s. Ils mettent du temps \u00e0 arriver, j\u2019appelle Lucas pour avoir des nouvelles. J\u2019apprends alors que j\u2019ai \u00e9vit\u00e9 les dunes de sable, qui les ralentissent \u00e0 nouveau.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je les vois prendre le virage au loin, fais de grands signes. Ils.elle se joignent \u00e0 moi et le paquet de cacahu\u00e8tes est vite termin\u00e9. Nous ne croiserons pas d\u2019autres commerces ouverts, ce d\u00e9tour aura \u00e9t\u00e9 utile pour nous \u00e9viter de manger des barres aux amandes toute la journ\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Notre prochain terrain de jeu est le Terril Sabatier. Un terril, c\u2019est une colline cr\u00e9\u00e9e par une accumulation de r\u00e9sidus miniers, typique de cette r\u00e9gion du nord. Une terre noire, et le paysage devient lunaire lorsque nous atteignons le sommet du Terril. Nous sommes dans des petits singles joueurs, fluides. Caro me dit qu\u2019elle commence \u00e0 y prendre go\u00fbt, je suis ravi. Juste apr\u00e8s, l\u00e0 voil\u00e0 qui s\u2019engouffre dans une pente super raide, avec une photo souvenir \u00e0 l\u2019appui.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le Terril est \u00e0 pr\u00e9sent derri\u00e8re nous, nous arrivons sur la trou\u00e9e d\u2019Arenberg. Caro s\u2019y engouffre s\u00fbrement, prenant m\u00eame le temps de discuter avec R\u00e9mi, qui la suit sur le bord pour v\u00e9rifier qu\u2019elle roule bien l\u2019int\u00e9gralit\u00e9 des pav\u00e9s. Il faut les voir en vrai, ces pav\u00e9s. De vraies dents plant\u00e9es dans le sol. Je suis impressionn\u00e9 par son sourire que ne bouge pas, elle en finit avec ces 2km. Nous nous retournons, Lucas et P\u00e9pin ne sont plus l\u00e0. Nous d\u00e9cidons de continuer notre route, il reste plus d\u2019une dizaine de secteurs pav\u00e9s \u00e0 affronter.<\/p>[\/et_pb_text][et_pb_gallery gallery_ids=&#8221;8853,8845,8855,8857,8859,8861,8863,8843,8841,8839,8865,8867,8869,8879,8881,8883,8885,8887,8889,8891&#8243; fullwidth=&#8221;on&#8221; _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; width=&#8221;70%&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_margin=&#8221;||34px||false|false&#8221; custom_padding=&#8221;||0px||false|false&#8221; locked=&#8221;off&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;][\/et_pb_gallery][et_pb_text _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; text_font=&#8221;|300|||||||&#8221; width=&#8221;70%&#8221; width_tablet=&#8221;&#8221; width_phone=&#8221;80%&#8221; width_last_edited=&#8221;on|phone&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_margin=&#8221;3px|||||&#8221; custom_padding=&#8221;0px||0px||false|false&#8221; locked=&#8221;off&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;]<p style=\"text-align: justify;\">Je commence \u00e0 l\u2019aimer, ce petit chatouillement dans les bras procur\u00e9 par les pav\u00e9s. Nous avons un super rythme avec Caro, les kilom\u00e8tres d\u00e9filent enfin, nous commen\u00e7ons \u00e0 croire \u00e0 l\u2019arriv\u00e9e dans le temps imparti. Les secteurs pav\u00e9s s\u2019enchainent, Lucas et P\u00e9pin nous rattrapent quelques temps apr\u00e8s.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est 17h30, il reste un peu moins de 30km \u00e0 parcourir. Lorsque les 180 pr\u00e9c\u00e9dents sont compos\u00e9s de single cassants, de pav\u00e9s, de virages et de relances perp\u00e9tuelles, c\u2019est encore beaucoup. Le groupe devient de plus en plus silencieux, les visages se ferment un peu. Nous cherchons chacun.e notre bulle, ne demandant pas trop \u00e0 l\u2019autre comment \u00e7a va, pour ne pas trop se poser la question.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les kilom\u00e8tres peuvent \u00e0 pr\u00e9sent se compter sur la main, les sourires r\u00e9apparaissent. Nous nous approchons de l\u2019ancien v\u00e9lodrome de Roubaix qui dessine l\u2019arriv\u00e9e du parcours. Nous roulons lentement, pour savourer, ou parce que nous sommes \u00e0 bout de force.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0<\/span><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le v\u00e9lodrome est vide, tout le monde est \u00e0 c\u00f4t\u00e9, pr\u00eat des tireuses, des frites et du jet d\u2019eau, on les comprend. Alors nous faisons d\u2019abord un crochet par l\u00e0, re\u00e7u.e.s avec des applaudissements qui nous touchent. Un moment assez intense, parce que vraiment, c\u2019\u00e9tait dur. Je suis super fier de notre joyeuse troupe, de notre pilote Caro. Nous retrouvons Thomas qui nous avait quitt\u00e9 un peu plus t\u00f4t dans la journ\u00e9e. Il a eu la belle id\u00e9e de chercher une bouteille de champagne, je cherche des frites pour accompagner ces bulles, puis nous nous \u00e9lan\u00e7ons bien \u00e9quip\u00e9.e.s dans les courbes du v\u00e9lodrome. Je capture ce moment m\u00e9morable, Caro, son Manivelle et toute cette boue, dans un v\u00e9lodrome berc\u00e9 par le soleil du soir. C\u2019est l\u2019heure de la f\u00eate, et la soir\u00e9e sera belle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les deux jours suivant seront l\u2019occasion de partager notre travail avec le public, de reprendre le temps d\u2019\u00e9changer entre artisan.e.s, de d\u00e9couvrir de nouvelles t\u00eates, d\u2019en revoir avec un grand plaisir (coucou Louise), de papoter au micro de C\u00e9line (<span style=\"text-decoration: underline;\"><em><a href=\"https:\/\/dynamo.veracycling.fr\">Vera &#8211; Podcast dynamo \u00e0 retrouver ici<\/a><\/em><\/span>). Le week-end se termine par la remise des prix, nous finirons avec le pav\u00e9 du \u00ab\u00a0Plus beau passage de c\u00e2ble\u00a0\u00bb. Ce prix a de l\u2019humour. Le jury nous indique que c\u2019est aussi un prix compensatoire, parce que \u00ab\u00a0vous \u00eates second dans presque chaque cat\u00e9gorie\u00a0\u00bb. Celle du choix des cadreurs notamment, une reconnaissance qui me touche beaucoup.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Je repars de Roubaix le visage fatigu\u00e9 mais heureux. Des inspirations de toute part, une ambiance superbe, une organisation magnifiquement g\u00e9r\u00e9e, de chouettes compliments sur notre travail. L\u2019ann\u00e9e prochaine, le CDM revient sur le Paris-Brest-Paris. Avis aux amateurs.trices!<\/p>[\/et_pb_text][et_pb_gallery gallery_ids=&#8221;8893,8895,8897,8899,8901,8907,8905,8909,8917,8927,8923,8919,8921,8931,8937,8943,8933,8939,8935,8945,8941&#8243; fullwidth=&#8221;on&#8221; _builder_version=&#8221;4.18.0&#8243; _module_preset=&#8221;default&#8221; width=&#8221;70%&#8221; module_alignment=&#8221;center&#8221; custom_margin=&#8221;||34px||false|false&#8221; custom_padding=&#8221;||0px||false|false&#8221; locked=&#8221;off&#8221; global_colors_info=&#8221;{}&#8221;][\/et_pb_gallery][\/et_pb_column][\/et_pb_row][\/et_pb_section]","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Silvin, co-fondateur de Manivelle, revient sur notre aventure du Concours de Machine 2022. Bonne lecture! Mercredi, psychologie de comptoir et Van life &#8220;Le d\u00e9part de l\u2019atelier en direction de Roubaix est pr\u00e9vu aux alentours de 15h. 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